Pourquoi je suis passé à l'hybride Aps-c ?

Dernière mise à jour : 13 févr. 2020


Ho qu'il est mignooon!

En réalité je n'ai pas vraiment basculé entièrement dans ce système. Je travaille principalement avec mon plein format Canon eos 6D, pour sa qualité d'image, sa bonne prise en main, ses fonctionnalités et son ergonomie. Même s'il n'est pas parfait, pour le moment il fait l'affaire tant que l'on lui colle de bons objectifs. Non, le 6D je l'aime. Par contre j'avais gardé mon premier boîtier, un eos 70D en secours et pour avoir un appareil plus véloce (af plus performant, rafale plus rapide). C'est un très bon appareil qui m'avais donné entière satisfaction. Seulement aujourd'hui lors de mes shootings en portraits et reportage je privilégie toujours le 6D pour son bokeh plus accentué à ouverture égale, sa meilleure montée en sensibilité iso, son piqué et les focales réelles. Car le facteur crop de 1,6 sur le 70D rendent par exemple le 24-105 L trop serré à 24mm (qui devient un 38mm). Bref, à l'usage il ne m'a plus servi depuis que j'ai mon full frame. Mais l'aspc reprend aujourd'hui tout son intérêt grâce aux hybrides. Ils sont petits et légers. C'est pratique lorsque l'on veut rester discret comme en ville ou léger en montagne. Remplacer le 70D par un hybride prenait alors tout son sens. Mais je voulais garder un boîtier orienté expert, avec une bonne qualité de fabrication, de belles images, de belles couleurs, une dynamique correcte et une ergonomie qui ne soit pas celle d'un boîtier amateur où il faudra fouiller dans les menus pour avoir les réglages courants de prises de vue.


Le 6D et le M5.

J'ai lorgné du côté de Fujifilm et leur excellente gamme XT, notamment le XT20, avec leur large gamme d'objectifs lumineux et de qualité. Mais leur prix assez conséquents, le fait de devoir me rééquiper en objo Fuji et l'incompatibilité de mon flash Metz et de mes transmetteurs m'a refroidi. D'autant plus que les fichiers Raw propriétaires de Fuji ne sont pas prit en charge par mon logiciel de post-traitement Dxo. Il y avait alors le dernier Canon M50 mais je le trouvais trop plastique et orienté débutant. Son prédécesseur le Canon M5 était donc fait pour moi. Bien construit, avec les menus Canon je ne suis pas perdu, de nombreuses molettes et touches physiques de réglages, le capteur du 80D et le processeur Digic 7. Et avec la géniale bague d'adaptation Viltrox Efm2 je peux réutiliser tous mes objectifs EF et en conservant la luminosité du plein format et leur focales. Le 24-105 f/4 devient un 27-119 f/2.8 (et non pas un 38-168 f/4 avec une bague d'adaptation classique). Parfait pour seconder le 6D, car pas de doublure de focales et un bokeh conservé. Bon le speedbooster Viltrox génère quand même une légère perte de piqué notamment dans les angles et aux plus grandes ouvertures, mais c'est très correct et utilisable. Mon bon vieux EF 50mm f/1.8 stm devient un 57mm f/1.2 ! Parfait pour partir léger même s'il faut rajouter les 120gr de la bague. Mais j'ai tout de même choisi de prendre le M5 en kit avec le tout petit et ultraléger zoom EF-M 15-45 f/3.5-6.3 is stm (qui correspond à un 24-70). Optiquement on ne peut pas lui demander d'être aussi bon que l'EF 24-105 f/4 L is usm mais il est très correct, surtout vu la taille et le poids. 130 gr.


Le M5 et son objectif ef-m 15-45mm se font oublier dans mon sac, au cas où je voudrai marcher léger.

Je loupais souvent des opportunités de faire des photos, car je ne voulais pas me trimbaler avec le 6D. Même avec le petit 50mm, ça attire les mauvais regards. Le M5 est parfait pour cela. J'ai aussi déjà pu par plusieurs fois marcher en montagne et il se fait carrément oublier, quel confort ! Tout cela avec le capteur 24mégapixels du 80D, bien plus qualitatif que celui du 70D. Que demander de plus ? Un capteur 24x36 ? L'eos RP est une alternative mais il est plus gros et plus lourd que le M5 même s'il l'est déjà moins que le 6D. Canon faisait une remise de 200€ sur sa boutique officielle sur le M5 + l'Ef-m 15-45mm. L'occasion était trop belle ! C'est presque le prix que l'on trouve sur le marché de l'occasion justement. Quelques inconvénients quand même. Son autonomie bien en deçà d'un reflex (il faut que je m'achète une seconde batterie en secours), une montée en ISO que je limiterai à 1600, une gamme d'objectifs Efm-m à ce jour limitée et ce fameux viseur digital des hybrides auquel j'ai du mal à m'y faire. Même s'il a pas mal d'atouts comme un autofocus performant qui couvre tout le capteur (ainsi qu'une reconnaissance des visages et la possibilité d'avoir un suivi sur un point donné, comme un oeil), l’aperçu de l'exposition en direct (plus de surprises), pas mal d'infos comme un niveau et l'histogramme, il faut reconnaitre que ce n'est pas le confort de la visée optique, ni sa réactivité. Et impossible de cadrer appareil éteint. C'est le prix de la compacité. Pourtant, j'avais débuté la photo avec un bridge, un Lumix FZ200, viseur électronique donc. Quand j'étais passé au Canon 70D et son viseur optique j'ai eu l'impression de faire un bon de 10 ans en arrière. Mais je me suis habitué au fait de voir vraiment mon sujet à travers un viseur optique, c'est beaucoup plus naturel, ca détache moins du sujet, et je peux profiter plus pleinement de ce que je prend en photo. C'est bête mais c'est l'impression que cela me donne.

Voilà comment je me suis retrouvé avec un hybride ! Mais mon DSLR à encore de beaux jours devant lui.